Pays en voie de développement, le Burkina Faso présente des indicateurs de développement très encourageants et en constante croissance. A l’exception de l’année 2020 marquée par la pandémie Covid-19, et lors de laquelle le taux de croissance du PIB n’a pas dépassé les 1% (0,8), l’année 2019 comptait un taux de croissance de 5,7%. Avec un marché dont la population excède les 20 millions d’habitants, le Burkina Faso se positionne comme l’un des marchés prometteurs de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, bien qu’il soit privé d’accès direct à l’océan. Ses bonnes relations avec les pays voisins (Côte d’Ivoire, Mali, Ghana, Niger et Togo) lui permettent d’accéder à différents ports via les voies routières dédiées et accessibles.

Le Burkina Faso n’est que le 46e marché d’exportation du Maroc (0,2% des exportations marocaines), pourtant le pays présente des opportunités diverses d’exportations, selon Philippe Cordier. Les fertilisants arrivent en tête des exportations marocaines vers le Burkina Faso avec 45,8 millions de dollars, l’exportation d’équipements électroniques est estimée à 28,6 millions de dollars tandis que l’export des aliments (poissons, viandes, œufs etc.) est estimé à 29,4 millions de dollars. Pays importateur (5,2 milliards de dollars d’importation en 2019, contre 3,3 milliards d’exportations) le Burkina Faso demeure ouvert aux investisseurs dans les différents secteurs, mais surtout dans l’agriculture, avec notamment une volonté politique et institutionnelle affichée pour booster un secteur dont la population et jeune, dynamique entrepreneuse et réputée travailleuse. Le secteur bénéficie d’un cadre législatif et réglementaire propice et incitatif à l’investissement avec une politique agricole centrée sur l’approche filière et de promotion de l’agro-business.

Avec un potentiel en terres irrigables de 233.500 hectares, dont 26.758 hectares aménagés, le pays mise sur l’agriculture comme levier de croissance de son économie, surtout que son potentiel en terres cultivables est de 9 millions d’hectares dont seulement le tiers est exploité.

Le secteur de l’énergie présente également diverses opportunités avec une forte demande en hydrocarbures. Une nouvelle loi a également vu le jour pour faciliter les investissements privés dans l’énergie. Ces investisseurs sont attendus pour la production et l’assemblage de modules photovoltaïques et d’équipements solaires, la construction de centrales solaires, la construction et exploitations des barrages hydroélectriques, l’électrification en milieu rural et la production de biocarburants. Des domaines où le Maroc peut être d’un grand apport grâce à son expérience dans ce secteur, et son engagement écologique avec les énergies renouvelables. 

Le pays s’ouvre aussi aux investisseurs actifs dans le secteur des mines et carrières avec là aussi une volonté politique de booster la croissance de ce secteur qui représente 69,6% des exportations du pays (2019). Pour ce fait, le Burkina Faso met en évidence sa diversité géologique et sous-sol riche en métaux tels que l’or, le zinc, le manganèse, le plomb, l’argent, le cuivre mais aussi le cobalt.

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