L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a organisé, le 29 Novembre 2018 à Casablanca, une rencontre d’affaires maroco-bulgare. Cette rencontre avait pour objectif de présenter les atouts de la Bulgarie, notamment sur le plan industriel. Pour leur part les acteurs économiques marocains ont mis l’accent sur l’attractivité du Maroc et les opportunités qu’il offre aux investisseurs étrangers. Le président de l’ASMEX, Hassan Sentissi El Idrissi a déclaré que : « En tant que représentant des exportateurs, notre rôle est d’œuvrer vers une coopération solide avec nos partenaires bulgares tout en mettant en avant les avancées de notre pays sur le plan industriel».  Plus de 120 acteurs économiques marocains ont été présents à cette rencontre et se sont entretenus avec leurs homologues bulgares dans une optique de favoriser le développement de partenariats win-win. Plusieurs secteurs ont été représentés par les entreprises bulgares dont notamment : Les BTP, l’agro-industrie et les NTIC.  Des rencontres B2B ont été organisées et qui ont permis de favoriser les opportunités business. Cet événement a connu la participation de plusieurs personnalités économiques bulgares dont notamment, Boyko Takov, Directeur exécutif de l’Agence Bulgare de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, Stamen Yanev, Directeur Exécutif de l’Agence Invest Bulgaria et  Antoaneta Bares, Directrice Exécutive des Zones Industrielles des Entreprises nationales. Les participants bulgares ont eu l’occasion de s’enquérir des actions engagées par l’Association Marocaines des Exportateurs (ASMEX) et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) en faveur de la promotion de l’offre exportable nationale.

Coopération commerciale Maroc Bulgarie

Malgré une transition rapide depuis son adhésion à l’Union Européenne en 2007, la Bulgarie a été durement touchée par la crise financière de 2008, les crises politiques à répétition et le développement incertain de la zone Euro. La reprise d’économie en 2014 (3%), a conservé le même rythme en 2016 et a enregistré un PIB de l’ordre de 52,4 Md de $ fin 2016. L’activité économique s’est accrue de 3,4 % en 2016, soutenue par les exportations nettes et la consommation privée. Les prévisions annoncent 2,7% de croissance pour 2018, reflétant une incertitude par rapport à la situation politique et aux fondamentaux macroéconomiques du pays et de l’Union européenne.

Principaux secteurs d’activité de la Bulgarie

La Bulgarie, pays traditionnellement agricole, s’est aujourd’hui considérablement industrialisée. Le secteur agricole contribue à 5,3% du PIB et emploie près de 7% de la population active. L’industrie représente près de 28% du PIB et 30% de la population active travaille dans le secteur industriel. Les principales ressources minérales de la Bulgarie comprennent la bauxite, le cuivre, le plomb, le zinc, le charbon, le lignite, le fer, le pétrole et le gaz naturel. L’industrie dépend toujours des secteurs manufacturiers lourds (métallurgie, chimie, fabrication des machines) qui se sont développés pendant la période socialiste. Mais les secteurs les plus dynamiques sont aujourd’hui le textile, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, la téléphonie mobile et les logiciels. La contribution du secteur tertiaire au PIB est de 67% et il emploie plus de 64% de la population active.

Commerce et qualification de la main d’œuvre

Les pays membres de l’UE représentent environ 64% des exportations et des importations du pays. Les exportations bulgares se dirigent principalement vers l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie, la Turquie et la Grèce. La Bulgarie exporte majoritairement des biens intermédiaires et des produits agricoles bruts. La richesse du sous-sol permet également l’extraction et l’exportation du charbon, du minerai de fer, du pétrole et du gaz. Le pays importe principalement du carburant, de l’énergie et des biens pharmaceutiques en provenance de l’Allemagne, de la Russie, de l’Italie, de la Roumanie et de la Turquie. Le taux de chômage s’est établit à 7,6 % en 2016. La population bien formée a tendance à partir travailler à l’étranger compte tenu du niveau des salaires proposés en Bulgarie et les entreprises rencontrent des difficultés à recruter localement de la main d’œuvre qualifiée. La Bulgarie possède le salaire minimum le plus bas de l’UE (235 € depuis le 1er janvier 2017) (voir annexe 1).

Relations bilatérales

Sur le plan bilatéral, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Bulgarie sont faibles et représentent une part infime du global des échanges extérieurs du Maroc (0,37% du total des échanges commerciaux du Maroc en 2017). Par ailleurs, il faut noter que malgré leur instabilité, les exportations et les importations ont connu une croissance spectaculaire à partir de 2010, une année qui coïncide avec la 9ème session de la Commission Intergouvernementale Maroco-Bulgare et qui intervient après l’adhésion de la Bulgarie à l’UE en 2007.

Échanges commerciaux

Le volume global des échanges commerciaux entre les deux pays a connu une évolution fluctuante durant les 17 dernières années, passant ainsi de 348 millions DH (36 millions €) en 2000 à 2,5 milliards de DHS (229 millions €) en 2017, en enregistrant un taux de croissance moyen de l’ordre de 21%. Ceci s’explique par une croissance moyenne des exportations de 67% et des importations de 33% entre 2000 et 2017. En 2017 les exportations ont augmenté de 46% et les importations de 26% par rapport à 2016. A fin août 2018, les échanges commerciaux ont atteint 1,5 milliard de DHS (141 millions €) soit 845 millions de DHS (77 millions €) pour les exportations et 697 millions de DHS (64 millions€) pour les importations. Au final, le Maroc continue à enregistrer un excèdent commercial depuis 2015 (voir annexe 2). La dernière Commission Intergouvernementale Maroco-Bulgare, a été organisée en octobre 2012, à Sofia.

 

 

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