Le Centre marocain de conjoncture(CMC) vient de rendre public les résultats d’un sondage auprès des opérateurs sur les contraintes à l’export. S’agissant de la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés extérieurs, les opérateurs ont relevé au moins quatre facteurs importants. Il s’agit en particulier du manque d’aide à la recherche et au développement, l’insuffisance des aides à l’exportation et le coût de transport. Ces trois facteurs sont considérés, comme importants, respectivement par 16,7% des industriels marocains touchés par ce sondage. Selon ces mêmes opérateurs le cout des composantes des produits, les lois et les règlements à l’étranger et dans une moindre mesure les impôts et taxes au Maroc pèsent négativement sur la compétitivité à l’exportation de l’économie marocaine, rapportent les conjoncturistes.

A ces différentes contraintes qui entravent le développement des ventes marocaines sur les marchés extérieurs vient s’ajouter selon ces mêmes enquêtés les services publics de soutien au commerce international qui sont jugés inadéquats par 79,4% d’entre eux. Seul 20,6 des sondés trouve ces services adéquats.

Pour une plus grande diversification des marchés à l’export, des obstacles doivent être levés : les coûts liés au développement des marchés étrangers (27,3%) et le manque d’information sur les différents marchés d’exportation potentiels (23,9%) comme les deux principaux obstacles à une plus grande diversification de leurs marchés d’exportation. Mais ils estiment, également, que d’autres contraintes les empêchent d’être présents sur plusieurs marchés. Parmi celles-ci les plus citées sont la taille des entreprises marocaines (20,5%). La nécessité d’investir beaucoup en Recherche et développement sur les produits ou services exportables (14,8%) et Les difficultés légales et réglementaires à l’étranger (13,6%), note-t-on.

Selon la même source, pour favoriser la compétitivité des entreprises marocaines les industriels estiment que des mesures de financement pour le développement des exportations sont nécessaires. Ce jugement est celui de 37,7% des chefs d’entreprises. Les autres avis sont partagés entre des actions en faveur de programmes d’amélioration de la productivité (23,5%), des Crédits fiscaux à la recherche et développement (21,2%) et de l’appui au financement bancaire (17,6%).

 

 

 

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