Il ne s’agit pas du titre de la fameuse chanson, mais plutôt de l’évolution de l’économie marocaine au deuxième trimestre 2019. La demande mondiale adressée au Maroc devrait enregistrer une hausse de 2,9%, en variation annuelle, selon la dernière note de conjoncture du HCP. La demande mondiale adressée au Maroc aurait également ralenti au 1er trimestre 2019, affichant un accroissement de 2,8% en variation annuelle, au lieu de +5% un an auparavant. Cette amélioration profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à 3,2%, au deuxième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,1%, contribuant pour 1,5 point à la croissance globale du PIB.

Globalement, la valeur ajoutée hors agriculture s’améliorerait de 3,3% au deuxième trimestre 2019. Compte tenu d’une régression de 4,3% de la valeur ajoutée agricole, la croissance économique nationale serait de 2,4%, au deuxième trimestre 2019, au lieu de +2,5% la même période une année auparavant.

Selon le HCP, la croissance économique devrait rester modérée au deuxième trimestre 2019, pâtissant du repli moins accentué de la valeur ajoutée agricole (-4,3%, en variation annuelle). La production animale serait favorisée par une hausse conjuguée des abattages du grand cheptel et de l’aviculture et la contraction de la production végétale s’atténuerait légèrement, grâce à un redressement probable des cultures maraichères. Hors agriculture, l’activité économique évoluerait dans un contexte international marqué par une atténuation progressive des incertitudes commerciales et politiques, de nature à affecter moins sensiblement le commerce mondial qui progresserait de 2,1%, en variation annuelle. Toutefois, les échanges commerciaux resteraient  tributaires d’éventuelles restrictions douanières de la part des Etats-Unis et de la Chine et de l’issue du Brexit qui pourraient les pénaliser. Par ailleurs, les politiques budgétaires expansionnistes mises en place dans plusieurs pays de la zone euro (Espagne, Italie, France, Allemagne) permettraient de soutenir la demande intérieure. L’aboutissement des négociations sur le Brexit et le climat d’attentisme pourraient, cependant, affecter davantage les investissements et générer de l’inquiétude sur les marchés financiers. Les pressions inflationnistes, quant à elles, resteraient subordonnées à l’évolution des cours des matières premières énergétiques sur le marché mondial. En zone euro, l’inflation devrait rester contenue et se limiterait à 1,2%.

 

 

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