98 milliards de dollars manquent au Maroc pour rattraper son retard en infrastructures sur le Mexique. Selon  Stéphane Colliac, Economiste Senior France et Afrique d’Euler Hermes, le Maroc en tant que base de production manque essentiellement d’infrastructures électriques. Sur ce chapitre, il devrait ainsi dépenser 37 milliards de dollars pour combler le retard d’infrastructures sur un grand pays émergent exportateur comme le Mexique. Notre pays manque aussi d’infrastructures routières. A ce titre, il devrait investir 17 milliards de dollars. Sans parler de l’eau (15 milliards) et l’assainissement (14milliards).

Euler Hermes indique que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. « Des exportations particulièrement dynamiques, mais peinent à générer de la valeur : une compétitivité-prix sous pression et une difficulté sous-jacente à résorber le déficit commercial », explique Colliac. Les débouchés en Afrique devraient atteindre 1,8 milliards de dollars en 2018, contre 1,6 milliards en 2017. Un développement contrarié par le protectionnisme croissant dans le contiennent. La Mauritanie est devenue le premier client africain du Maroc avec près de 200 millions de dollars d’importations en 2018 contre 124 millions en 2012 lui valant alors le rang de 5éme client.

Par ailleurs,  les délais de paiement clients restent désespérément scotchés à 83 jours au Maroc, portant en germe le risque d’un accroissement futur des défaillances d’entreprises, toujours selon la même source. Dans les secteurs des biens d’équipement et des services aux entreprises, ces délais culminent à 230 et 160 jours respectivement. La baisse des défaillances d’entreprises est la bonne nouvelle de 2018 (-3%), mais elles devraient remonter en 2019 (+4%), atteignant un nouveau plus haut.

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