Voici un extrait de notre grande interview avec le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi. On vous a concocté les dossiers chauds, ô combien nombreux ! L’intégralité de cette interview exclusive sera publiée dans notre prochaine édition du Magazine Libre Entreprise.

Tout le monde parle aujourd’hui du plafonnement des marges. Qu’en est-il en réalité ?

Le plafonnement des marges est décisif. Et je reste confiant dans les négociations en cours avec la profession. Mais si jamais on n’aboutirait à rien, je n’aurais, alors, d’autres choix que de recourir au plafonnement unilatéral. Bien que cette alternative soit exclue temporairement.

…Et votre réunion avec les pétroliers?

Aussi nombreux soient-ils, il faut que les pétroliers accordent d’abord leur violon. N’empêche que nous en sommes proches d’un consensus, qui nous permet une solution pérenne.

Quid de l’avis du conseil de la concurrence ?

Il faut le respecter, un tant soit peu. Par contre, je veux dire aux marocains que je dispose d’un bâton, mais si jamais je frappe avec et se casse…

Comment qualifiez-vous le structure du marché pétrolier aujourd’hui : monopolistique, oligopolistique, entente sur les prix…?

Il n’y a rien de tout cela. Je dirai plutôt un marché de concurrence libre. Selon nos enquêtes, même les petits opérateurs importent librement du pétrole raffiné de l’Espagne. L’approvisionnement du marché se fait sans problème, tout le monde importe en général.  Néanmoins, je tiens à souligner que le problème ne se situe pas au niveau des importations, mais à l’échelle de la distribution. Autrement dit, au niveau spatial. Le monopole n’existe donc que sur le terrain.

Oui, mais de telles situations  existent aussi sous d’autres cieux pour ne citer que notre voisin européen comme vous l’avez bien dit. Dans ce cas, que pourrait faire le conseil de la concurrence?

Il ne pourrait rien faire, tant il est clair que l’échange est libre…

Quel est le sort réservé à la Samir?

Le dossier de la Samir est aujourd’hui entre les mains de la justice et c’est à elle que revient la charge d’en sceller le sort.  Ceux qui versent dans cette surenchère gratuite arguant que l’Etat doit sauver la Samir sont tenus de savoir que ce n’est pas à l’État d’honorer les impayés. Je le répète encore une fois, c’est la justice qui va trancher.

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