Les pays africains peuvent accroître les recettes de l’État de 12% à 20 % en adoptant un cadre politique qui renforcera la collecte des recettes, notamment grâce à la numérisation des économies africaines – celle-ci pouvant accroître la mobilisation des recettes de 6%, selon le rapport économique sur l’Afrique, publication phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA). « La numérisation peut élargir la base fiscale en permettant d’identifier les contribuables et en les aidant à respecter leurs obligations fiscales. En améliorant les déclarations d’imposition et la gestion des impôts, elle donne à l’État la possibilité de mobiliser davantage de recettes. Les systèmes d’identification numérique apportent des gains d’efficacité qui pourraient économiser aux contribuables et à l’État jusqu’à 50 milliards de dollars par an d’ici à 2020. », note-t-on.

Aux yeux de Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA, le rapport identifie plusieurs moyens de financer son développement accéléré grâce à la hausse des recettes fiscales. « Il aborde également le rôle clé que joue la politique fiscale pour attirer les investissements et permettre une politique sociale, notamment le soutien aux petites et moyennes entreprises dirigées par des jeunes et des femmes», explique-t-il dans un communiqué. Pour beaucoup de pays, le financement demeure le principal obstacle, le deuxième étant la mise en œuvre des capacités.

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