L’Office national des chemins de fer (ONCF) a pris tous les voyageurs habituels ou occasionnels de court en profitant de la mise en service du TGV.  Il vient de mettre en place une nouvelle politique tarifaire qui a suscité la colère des usagers. Aujourd’hui même le train au départ de Casablanca  et  à destination  de Marrakech a été bloqué pendant plus d’une heure par des manifestants, qui contestent  « la hausse des prix et les nouvelles procédures de réservation », selon un voyageur. Contacté par Libre Entreprise pour plus d’informations sur la nouvelle politique tarifaire, le service communication n’a pas souhaité donner suite à notre requête. Il faut avoir une certaine dose d’abnégation et la grille tarifaire doit être clarifiée au risque de désorienter les voyageurs, d’ailleurs, c’est le cas.

Il faut dire que cette nouvelle politique tarifaire n’est que le copier-coller à la française. Une technique de tarification empruntée aux compagnies aériennes. Son mot de passe est simple : « Plus tôt vous achetez votre billet, moins vous payez ».

Entre tarifs en heures de pointe, hors pointe, et tarif normal,  les variations de prix sont importantes dans le temps et dans l’espace.  Avec cette complexité ambiante, vous allez réaliser que vos compagnons de route n’ont pas payé le même tarif. Une complexité qui n’a d’autres objectifs que de maximiser les recettes. Cousu de dettes, l’ONCF cherche à tout prix de nouvelles recettes. Sa dette est estimée à près de 40 milliards de dirhams. L’opérateur ferroviaire en situation de monopole éprouve des difficultés dans  la gestion de sa trésorerie et peine toujours à l’absorber, (déficit de 2,1 milliards de DH en 2017).

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