30,4% de la croissance nationale est à mettre à l’actif de la région de Casablanca-Settat dont la contribution  à la croissance du PIB  a été de 1,3 point. Les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont participé pour un tiers à la croissance du PIB en volume, soit 1,4 point, avec 0,8 et 0,6 point respectivement, informe le HCP dans sa dernière note sur les comptes régionaux de 2017. Les neuf régions restantes ont contribué pour un peu plus du tiers de la croissance enregistrée en 2017 soit 1,5 point.

Aux prix courants, les trois régions de Casablanca-Settat, de Rabat-Salé-Kénitra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont créé 58,6 % de la richesse nationale, avec 31,9 %,  16,2 % et 10,5% respectivement. Quatre  régions ont généré 29,6% du PIB : la région de Fès-Meknès avec 8,7%, de Marrakech-Safi avec 8,5%, de Souss-Massa avec 6,6% et  de Béni Mellal-Khénifra avec 5,8%. Les régions de l’oriental, de Drâa-Tafilalet et les trois régions du sud n’ont contribué qu’à hauteur de 11,8% à la création de PIB en valeur, avec  4,9%, 2,5% et 4,3% respectivement. Dans ces conditions, les disparités en termes de création de la richesse entre les régions se sont accentuées. L’écart absolu moyen (la moyenne des écarts absolus entre le PIB des différentes régions et le PIB régional moyen) est passé de 58,1 milliards de DH en 2016 à 60,4 milliards en 2017.

Croissance économique régionale

En volume, Les comptes régionaux de 2017 font ressortir des disparités des taux de croissance du PIB entre les régions. Sept régions ont enregistré des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale (4,2%). Il s’agit des régions de Dakhla-Oued-Ed-Dahab (10,3%), de Guelmim-Oued Noun (9,1%), de Laâyoune-Saguia al Hamra (7,4%), de Béni Mellal-Khénifra (6,6%), de l’Oriental (5,9%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (5,8%) et de la région de Rabat-Salé-Kénitra (5%). Les régions de Casablanca-Settat et de Marrakech-Safi ont marqué des taux de croissance, proches de la moyenne nationale, de 4% et 3,9% successivement. Les autres régions ont présenté des taux de croissance inférieurs à la moyenne nationale avec 1,1 % dans les régions de Souss-Massa  et de Drâa-Tafilalet, et 0,8% dans la région de  Fès-Meknès.

PIB  régional par secteur d’activité 

Les activités primaires (agriculture et pêche) constituent 12,4% du PIB au niveau national en 2017. La contribution de ce secteur à  la création de la richesse dépasse, dans la majorité des régions, cette moyenne nationale. Ces activités contribuent pour 27,1% au  PIB de la région de Dakhla-Oued-Ed-Dahab, 21,7%  au PIB de la région Fès-Meknès, 18,7% au PIB de la région Béni Mellal-Khénifra, et 18,4% au PIB de la région de Souss-Massa. La région de Casablanca-Settat affiche, quant à elle,  la part la plus faible avec 5,3%.

Les activités secondaires (industrie, mines, électricité et eau et bâtiment et travaux publics) représentent 26,2% du PIB au niveau national en 2017. Quatre régions affichent des parts supérieures à cette moyenne : la région de  Casablanca-Settat avec 35,2%, celle de Béni Mellal-Khénifra avec 34,9%, celle de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 34% et celle de Laâyoune-Saguia al Hamra avec 28,2%.

Les activités tertiaires (services marchands et non marchands) créent la moitié de la richesse nationale en 2017. Les régions de Guelmim-Oued Noun,  de Dakhla-Oued-Ed-Dahab et de Rabat-Salé–Kénitra présentent des structures économiques dominées par les activités des services, avec des parts largement supérieures à la moyenne nationale, respectivement de 69,9%, 62,3% et 59,8%. Elles affichent, toutefois, les parts les plus faibles relatives à la participation des activités secondaires à la création de la richesse régionale.

Contribution régionale aux activités économiques nationales 

Les activités du secteur primaire restent l’apanage d’un nombre limité de régions; six régions ont créé un peu plus des deux tiers de la valeur ajoutée du secteur. En effet, les régions de Rabat-Salé-Kénitra, de Fès-Meknès, de Casablanca-Settat de Marrakech-Safi, de Souss-Massa et de Béni Mellal-Khénifra ont contribué pour 76,7% à la création de la valeur ajoutée nationale du secteur primaire en 2017 au lieu de 75,8% en 2016. Par ailleurs, les activités du secteur secondaire sont concentrées dans les régions de Casablanca-Settat et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima qui ont participé pour 56,6% à la valeur ajoutée nationale  du secteur en 2017 au lieu de 57,2% en 2016. D’un autre côté, près de 60% de la richesse crée par les activités tertiaires est à imputer aux trois régions de Casablanca-Settat, de Rabat-Salé-Kénitra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

PIB régional par habitant

Le PIB par habitant s’élève à 30 510 DH en 2017 au niveau national. Cinq régions présentent un PIB par habitant supérieur à cette moyenne nationale. Il s’agit des régions de Dakhla-Oued-Ed-Dahab (84 949 DH), de Casablanca-Settat (47 694 DH), de Laayoune-Saguia al Hamra (45 419 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (36 420 DH) et de Guelmim-Oued Noun (34 317 DH). Dans les autres régions, le PIB par habitant s’est situé entre 16 201 DH, enregistré dans la région de Drâa-Tafilalet et 30 216 DH dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.La dispersion du PIB par habitant est en augmentation. L’écart absolu moyen  est passé de  11 492 DH en 2016 à  12 622 DH en 2017.

 Dépenses de consommation finale des ménages selon les régions

 Les régions de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra ont accaparé  39,8% des dépenses de consommation finale des ménages  (DCFM) au niveau national, avec 25% et 14,8% respectivement. Celles de Fès-Meknès, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de Marrakech-Safi, de Souss-Massa et de l’Oriental ont détenu une part de 48,5% des DCFM, qui est répartie respectivement à 11,7%, 11,5%, 11,2%, 7,1% et 7%. Le reste des régions ont contribué pour 11,7% aux DCFM, avec des apports compris entre 0,6% pour la région de Dakhla-Oued-Ed-Dahab et 5,4% pour la région de Béni Mellal-Khénifra.

Dans ces conditions, les disparités des dépenses de consommation se sont légèrement creusées. L’écart absolu moyen entre la DCFM des différentes régions et la DCFM régionale moyenne a atteint 33 milliards de DH en 2017 au lieu de 31,7 milliards de DH en 2016.  Rapportées à la population, les dépenses de consommation finale des ménages affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale (17 499 DH en 2017) dans six régions. Il s’agit  des régions  de Dakhla-Oued-Ed-Dahab (24 891 DH), de Casablanca-Settat (21 406 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (19109 DH), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (18 994 DH), de Laâyoune-Saguia al Hamra (18 502 DH) et de l’Oriental (17 993 DH).

Dans les autres régions, les dépenses de consommation par habitant passent d’un minimum de  12 253 DH (Drâa-Tafilalet) à 16 553 DH (Fes-Meknès). A cet effet, la dispersion des dépenses de consommation finale des ménages par tête a enregistré une légère hausse. L’écart absolu moyen est passé de 2 658 DH en  2016 à    2 734 DH en 2017.

 

 

 

 

 

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