« L’orientation récente vers le système de contractualisation ne semble pas constituer une réponse adéquate au défi que soulève cette réforme », constate Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Maghrib  dans son dernier rapport présenté au Souverain. Par réforme, il entend celle l’Administration publique de manière globale. D’ailleurs, cette refonte des statuts de la fonction publique qui a touché principalement le secteur de l’enseignement n’a pas résolue les dysfonctionnements majeurs d’une faible gouvernance et d’une productivité insuffisante. Preuve en est que « l’école marocaine continue d’enregistrer de piètres performances et de produire une jeunesse peu outillée pour une insertion adéquate sur le marché du travail », alerte Jouahri. Certes le département  de l’Éducation s’accapare à lui seul près de 50% de l’effectif du personnel civil de l’État s’élevant à 583.071 fonctionnaires dont la masse salariale avoisinait plus de 120 milliards de dirhams. Mais rien ne pourrait justifier le fait de sacrifier un secteur aussi structurant que vital pour l’économie et la société marocaine.

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