Demain, le 22 mai, les patrons marocains très attendus seront-ils au rendez-vous? La course au fauteuil confortable de la présidence du patronat s’avère très serrée et l’on n’aura pas à se demander si les attentes valent plus que les intérêts. À l’épreuve de cette compagne de boycott, il est de plus en plus clairement établi qu’une redistribution des cartes s’impose, et que les règles du jeu sont à revisiter. Si Salaheddine Mezouar encourt la malédiction de son engagement politique, son rival Hakim Marrakechi est taxé de ne pas faire le poids. Face à un tel constat, qui semble être derrière la candidature de celui qui réalise plus de 50% de son chiffre d’affaires à l’export au pays d’origine du chewing-gum(USA)? «J’ai été sollicité… », nous confie Marrakechi. Nul n’est jamais à court d’arguments quand évoque les dessous des cartes électorales, d’autant plus que l’on veille à laisser les choses dans un flou artistique. L’histoire des précédentes élections patronales enseigne que l’on ne vote pas pour le programme. Mais, on vote plutôt la personne. Qui sera-t-il alors l’homme de la transition face à un gouvernement politiquement affaibli. Une chose est sûre : Salaheddine Mezouar, ce grand commis de l’Etat très entouré fait salle comble pour son meeting, mardi 15 mai. Les signes avant-coureurs sont là, toutefois, il faut souligner une autre : le candidat « Rniste » n’échappe pas aux ondes de choc de la campagne de boycott, qui ne semble pas prête à voler en éclats. Cette nouvelle donne dans le champ politico-économique marocain complique ses calculs. Ironie du sort, c’est même la carte maîtresse qui peut faire une levée au profit de son concurrent. Un fonds de commerce gratuit qui pourrait rapporter gros au capitaine d’industrie au long cours, électoralement s’entend!

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