L’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la fragilité des équilibres financiers sur le moyen et long terme des principaux régimes de retraite et la précarité de leur pérennité.

« Pour la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR), et sous l’effet de l’hypothèse relative au taux d’évolution des nouveaux actifs adhérents à la caisse,  les cotisations et contributions vont enregistrer sur la période des projections une évolution annuelle moyenne inférieure à celle des prestations du régime (3,7% contre 4,6%). De ce fait, le régime va enregistrer un déficit technique à partir de 2026 et un déficit global en 2045. Par ailleurs, les réserves du régime resteront positives tout au long de la période de projection », peut-on lire. Le régulateur n’a pas manqué de souligner l’importance des engagements cumulés envers les affiliés qui pèsent lourdement sur la pérennité des régimes de retraite. « En ce qui concerne la CIMR, et bien que son taux  de préfinancement se situe à 71,1%, le caractère facultatif du régime fait peser sur lui un risque potentiel qu’il convient de surveiller », note-t-on.