La crise est passée par là et le plan de restructuration du groupe Alliances a fini par payer. A la clé, un nouveau business model adapté aux nouvelles exigences du secteur. Dans le détail, il s’agit d’assurer la sécurisation de 40% de ventes avant le démarrage des travaux. Finie donc la quête de la maximisation du chiffre d’affaires à tout va. L’improvisation cède place à la vigilance. C’est ainsi que le nouveau maître mot  est l’optimisation afin de limiter les risques inhérents aux projets, notamment le risque commercial.

Plus précisément, l’adoption d’un processus de règlement des avances  et d’un  recouvrement plus strict, explique le top management aujourd’hui à l’occasion d’une conférence pour présentation des résultats financiers annuels 2018 à Casablanca.

Une nouvelle vision stratégique veut aussi dire innover et proposer des offres qui correspondent à la demande et tiennent compte des budgets des ménages. Il s’agit, par exemple, de l’amélioration de l’offre « Logement social » à travers l’augmentation des surfaces, amélioration du niveau de prestations, le regroupement de logements sociaux en résidences fermées, etc. Alami Lazraq, PDG du groupe, a compris aussi le rôle que joue la mixité sociale dans l’équilibre social de l’habitat. Il procède ainsi à l’aménagement de lotissements comprenant une offre de produits variée (lots économiques, lots de villas, lots d’immeubles pour les petits promoteurs).

La nouvelle feuille de route a porté ses fruits et voici que le résultat net et le RNPG enregistrent une forte progression par rapport à 2017, de respectivement 29% à 323 millions de dirhams et de 74% à 302 millions. Le chiffre d’affaires s’améliore de 9% à 3,2 milliards en 2018 par rapport à 2017, en raison de la relance de l’activité du groupe et l’accroissement du rythme de livraison.

L’endettement net global du groupe baisse de 46% par rapport à 2017 pour s’établir à 2,5 milliards de dirhams, induisant ainsi un gearing de 41% (vs. 59% au 31/12/2017). Cette diminution s’explique par la réussite de l’opération de titrisation réalisée en 2018 et le remboursement de la dette bancaire adossée aux projets pour un montant de 500 millions, est-il souligné. L’endettement net de 2,5 milliards inclut le reliquat de la dette privée du groupe pour un montant de 2 milliards, lequel fait l’objet d’une opération de reprofilage. A souligner également le renforcement  des fonds propres à 3,5 milliards en hausse de 23% comparativement à 2015.

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