Les entreprises ayant au moins 10% d’actionnariat étranger représentent 12% du total au Maroc. Il s’agit de la meilleure performance en Afrique du Nord comparativement à la Tunisie (11,7%) ou encore l’Égypte (4,9%), selon le dernier rapport de l’OCDE.

Cette dynamique renseigne sur le climat d’investissement au Maroc. D’ailleurs, il est le pays le plus attractif d’Afrique en termes d’IDE. Et l’Afrique du Nord reste aussi la région la plus attractive sur le continent noir, avec 192 nouveaux projets financés par an entre 2010 et 2017, soit 23,9% du total des IDE. Le rapport intitulé « Dynamiques du développement en Afrique 2019 : Réussir la transformation productive » souligne que « l’essentiel des flux de capitaux se concentre au Maroc (38,4%) et en Égypte (35,2%), la Tunisie (13,3%) et l’Algérie (9,6%) demeurant moins attractives ».

L’afflux des capitaux étrangers reflète la structure de propriété des entreprises plus favorable à la transformation productive dans la région. « L’Égypte, le Maroc et la Tunisie se distinguent par la prépondérance du secteur privé domestique dans le capital social des entreprises, soit 93,4%, 89,8% et 92% respectivement en 2013 », peut-on lire.

Malgré cette forte présence, l’investissement privé est loin d’être le moteur de la machine économique dans la région, soit une moyenne de 25,9% du PIB de la région sur la période 2015-2017. Au Maroc, le HCP nous informe que l’investissement privé est tombé à 41% en 2016 contre 46% en 2012.  Son patron, Ahmed Lahlimi Alami, n’a pas manqué de prévenir également sur le faible rendement de cet investissement non sans compromettre la croissance potentielle future de notre pays. Il n’a  cessé de lancer les appels pour intervenir à travers le levier de la fiscalité et libérer les capitaux gelés dans la spéculation foncière.

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