« Les mêmes émetteurs conditionnent la dynamique de la bourse, confirmant ainsi le caractère très concentré du marché », signale le ministère de tutelle. Le constat est sans appel! On s’en serait douté, la place casablancaise  se paie le luxe d’alimenter les spéculations de concentration. Elle n’arrive toujours pas à charmer de nouveaux clients. « En termes de capitalisation, cinq valeurs représentent en 2018 près de 60% de la capitalisation boursière », note le rapport économique et financier accompagnant le projet de Loi de Finances 2020. Malgré les réformes engagées, les règles du jeu font toujours reparler d’elles. Le marché pique tour à tour pénalisant à la baisse le volume des échanges. En effet, « le volume total des titres échangés, sur tous les marchés, s’est chiffré à 52,7 milliards de dirhams, accusant un repli de 244% par rapport à 2017. Un volume de 37,2 milliards de dirhams s’est échangé sur le marché central et 9,7 milliards sur le marché de bloc, en baisse respectivement de 66 et 62,1% », est-il souligné.

Face à cette timidité ambiante, la place financière semble rivaliser d’ingéniosité pensant, cela fait des années, à créer un marché alternatif dédié aux PME. Elle a lancé en 2016 le programme ELITE, dont le Maroc est le 1er pays non européen à le développer. Pour autant, le nombre des sociétés cotées, entre 2007 et 2017, a stagné autour de 74 titres, niveau qui reste faible comparativement à certains pays comme l’Égypte(254) et la Jordanie (194), selon la même source.

Une attente pénible à voir se concrétiser les objectifs fixés « de combler l’écart entre les  exigences  du  marché  des  capitaux  et  la  réalité  des  entreprises  marocaines et notamment les PME ». Valeur aujourd’hui, la chambre de compensation est toujours inscrite en liste d’attente. Et les réunions de prospection avec les dirigeants des PME tiennent le bras commercial de la bourse  en haleine…

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Entrez votre nom ici