La consommation d’essence et de diesel au Maroc a chuté de plus de 10% depuis avril et par rapport à l’année précédente en raison de la flambée des prix pétroliers internationaux, selon une source non officielle.

Les prix internationaux élevés du brut flirtant avec une moyenne de 110 dollars le baril ont fait bondir les prix intérieurs des produits pétroliers. Mardi, un litre de diesel coûtait 14, 15 dirhams en moyenne à travers le pays, le prix du litre d’essence dépassant les 14,35 dirhams.

 A noter que le Maroc est le 69éme pays le plus cher au monde pour ce qui est du prix de l’essence comme nous l’avions déjà mentionné en exclusivité, avec un prix de 1,429 dollar américain le litre au 09-mai-2022.  Cette  différence de prix par rapport à d’autres pays comme la Tunisie (0,762 dollar américain le litre) ou l’Égypte (0,528 dollar) est due aux diverses taxes pratiquées par le gouvernement marocain.

Face au renchérissement des prix pétroliers, et aux doléances du secteur privé,  le gouvernement a préféré calmer la colère seulement des professionnels du secteur du transport routier avec un soutien exceptionnel de 340 millions de dirhams  au profit d’environ 180.000 véhicules à la date du 21 avril 2022. Les professionnels du transport public de voyageurs bénéficient d’une subvention de 2.200 Dhs pour les grands taxis, 1.600 Dhs pour les petits taxis, 1.800 Dhs pour les véhicules de transport mixte dans le monde rural, auxquels s’ajoutent 7.000 Dhs pour les autocars inter-villes et 6.200 Dhs pour les autobus. S’agissant du transport touristique, les professionnels bénéficient d’un soutien financier de 2.800 Dhs au profit des autocars de 1ère série, 1.400 Dhs pour les minibus de 2ème série et 1.000 Dhs pour les véhicules de 3ème série (TGR/TLS).

Cette subvention tant critiquée ne semble pas satisfaire les besoins des transporteurs routiers qui reviennent à la charge menaçant de multiplier les grèves. Et voici que le gouvernement leur promet une deuxième aide financière. Mais jusqu’à quand ? Au lieu de recycler les mesures existantes, le consommateur marocain n’a pas besoin de mesures de rafistolage. La vraie réponse à la question du renchérissement des prix pétroliers est de réduire considérablement les taxes sur les carburants dans la finalité d’alléger les coûts élevés de l’énergie et les factures salées d’aussi bien les entreprises que les consommateurs.

Les recettes au titre de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers se sont élevées à plus de 5 milliards de dirhams à fin avril dernier.

Le Maroc  consomme entre 250.000 et 300.000 barils/jour ou  entre 12  et 14 millions de tonnes de produits pétroliers sur l’année.

Bref, face à cette spirale inflationniste, le gouvernement est invité à résoudre cette équation à multiples variables. Un exercice qui n’est pas de tout repos, mais c’est bon pour les neurones!

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