L’enquête auprès des entreprises menée par la Banque mondiale au Maroc fournit de nouveaux éléments sur l’impact important et persistant de la pandémie du COVID-19 sur le secteur privé formel.Parmi ses résultats les plus pertinents, 6,1 pour cent des entreprises du secteur formel auraient cessé leurs activités et 86,9 pour cent signalent une baisse des ventes de 50,4 pour cent en moyenne par rapport à leur niveau pré-pandémique. L’enquête fournit également des informations sur les stratégies d’adaptation des entreprises marocaines, qui incluent une utilisation croissante des lignes de soutien du gouvernement, une réduction du nombre d’heures travaillées (mais moins de licenciements en comparaison avec d’autres pays), l’utilisation de fonds internes pour faire face aux pénuries de trésorerie et un accroissement de l’activité du commerce en ligne.

À l’avenir, la crise actuelle ouvre une fenêtre d’opportunité pour éliminer les contraintes qui, dans le passé, ont limité le développement d’un secteur privé plus dynamique.Dans le court terme, l’utilisation de tout espace politique disponible pour injecter des fonds et des capitaux propres dans le secteur privé est toujours indispensable afin d’éviter que les problèmes de liquidité ne se transforment en une vague d’insolvabilité des entreprises. Dans une perspective à plus long terme, le Maroc pourrait stimuler la concurrence et instaurer des conditions équitables pour les nouveaux entrants sur les marchés des biens et services, tout en améliorant son capital humain et ses cadres institutionnels. En outre, les politiques industrielles appropriées contribueraient à consolider la position du Maroc en tant que destination nearshoring pour les entreprises multinationales et ainsi tirer parti des opportunités stratégiques qui pourraient émerger globalement dans le monde post-pandémie.

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