La Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) et la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) du Burkina Faso ont signé, lundi à Rabat, un protocole de coopération portant sur la mise en place d’un dispositif bilatéral de collaboration.

En vertu de ce protocole, paraphé par le président de la CNDP, Omar Seghrouchni, et la présidente de la CIL Marguerite Ouédraogo Bonané, les deux parties s’engagent conjointement à assurer la meilleure protection possible des données à caractère personnel.

L’accord vise à encadrer efficacement les traitements transfrontaliers entre le Maroc et le Burkina-Faso, les deux autorités s’engageant également à promouvoir la confiance numérique en Afrique, à travers le programme DATA TIKA-Poupeleem.

“Poupeleem” signifie “confiance” en langue moré, la plus parlée au Burkina Faso, a expliqué M. Seghrouchni, relevant que l’ambition est de déployer le programme DATA TIKA, lancé en juillet 2020 par la CNDP, dans toutes les langues africaines et faire en sorte que l’Afrique soit un continent d’échange de la donnée, en vue de dynamiser les échanges économiques.

En plus des aspects liés à la coopération et à l’échange d’informations et de compétences, le protocole prévoit des clauses prospectives car le domaine de la protection des données est “en constante évolution et nous impose une projection dans les problématiques d’avenir”, a fait observer le président de la CNDP dans une déclaration à la chaîne “M24”.

De son côté, Marguerite Ouédraogo Bonané a souligné que la convention prévoit des actions habituelles que les deux autorités mènent sur le terrain, notamment celles liées à l’information, la sensibilisation et la gestion des plaintes des victimes des actes de cybercriminalité.

Il s’agit aussi des missions de contrôle des responsables qui doivent se conformer aux dispositions des législations respectives et des sanctions qui pourront s’en suivre, a-t-elle ajouté, notant que la signature de ce protocole aidera les deux autorités nationales à mieux aborder leur mission.

Le Maroc et le Burkina-Faso font partie du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (RAPDP), dont la CNDP assure le secrétariat permanent. Le Réseau a pour objectif, entre autres, de créer un cadre de coopération entre les autorités africaines de la protection des données privées.

Le RAPDP a tenu, récemment à Rabat, son assemblée générale, consacrée notamment à la présentation du rapport d’activités du mandat 2018-2021 et à l’examen des demandes d’adhésion.

Les participants à cette assemblée ont discuté notamment du renforcement de capacités dans le domaine de la protection des données personnelles, de la question de l’identité numérique et des aspects de la coopération avec l’Union africaine. MAP

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