Le cours de l’étain, prisé pour les circuits électroniques, les composants automobiles et les batteries, a battu vendredi son record historique vieux de dix ans, porté par les menaces qui pèsent sur l’approvisionnement, notamment de Birmanie, la vigueur de la demande et l’étroitesse de son marché.

La tonne d’étain pour livraison dans trois mois valait sur le London Metal Exchange (LME) 33.735 dollars à 14H15 GMT (16h15 à Paris) peu après avoir atteint 33.800 dollars, une première dans l’histoire.

« La hausse de l’étain se poursuit sous l’effet des problèmes logistiques et des pressions de l’offre en provenance de Birmanie », explique Alastair Munro, analyste de Marex Spectron.

Le pays, en proie au chaos depuis que les militaires ont renversé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi en début d’année, abrite l’une des plus grandes mines d’étain au monde.

Il a été pointé du doigt vendredi par le Comité des droits de l’enfant à l’ONU, remettant les violences sur le devant de la scène.

Pour ne rien arranger, le Covid-19 progresse: plus de 4.000 cas ont été enregistrés jeudi en Birmanie, contre moins de 50 par jour début mai, de quoi menacer encore davantage l’offre future en cas de mise en place de nouvelles restrictions sanitaires.

Le métal blanc grisâtre, utile aux soudures de composants d’appareils électroniques comme les smartphones ou tablettes, évolue depuis début mai autour de la barre des 30.000 dollars la tonne, porté comme tout métal de base par la bonne santé de l’économie chinoise.

La petite taille de son marché joue également dans l’amplification des mouvements de son prix.

Les prix des matières premières connaissent une flambée depuis le début de l’année, tirés par la forte demande notamment en Chine où l’activité repart après la pandémie.

Le cours du cuivre a par exemple franchi le 7 mai un record historique, atteignant à son maximum trois jours plus tard 10.747,50 dollars la tonne.

Fortement utilisé dans l’industrie, notamment pour la confection de circuits électriques, le cuivre est également connu pour refléter l’état de santé de l’économie mondiale, d’où son surnom de Docteur Cuivre (Dr Copper).

afp/rp
AWP

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