L’installation d’un point de recharge pour véhicule électrique sera obligatoire en Angleterre dans les nouvelles constructions et dans le cadre de «rénovations majeures» à partir de 2022, a annoncé lundi le premier ministre britannique Boris Johnson.

Le gouvernement espère que 145’000 nouveaux points de recharge seront créés chaque année grâce à cette nouvelle réglementation, alors que le Royaume-Uni a fixé à 2030 l’interdiction des ventes de nouveaux véhicules essence et diesel dans le pays.

Boris Johnson s’exprimait lundi matin devant des chefs d’entreprises britanniques lors de la conférence annuelle de l’organisation patronale CBI, jugeant que «la pandémie», «les problèmes de chaîne d’approvisionnement» ou encore «les prix de l’énergie» et «les pénuries» de main-d’œuvre pèsent encore sur l’économie britannique.

Appel à une révolution industrielle verte

Le Premier ministre a notamment appelé à une «révolution industrielle verte», pour aider l’économie britannique à rebondir après la pandémie mais aussi pour tenir sa promesse d’un rééquilibrage entre le sud et le nord du pays. «Il y a des limites à ce que le gouvernement peut faire», a toutefois ajouté Boris Johnson, assurant que le secteur privé est le «véritable moteur de la croissance».

L’obligation de construire de nouvelles bornes pour véhicules électriques s’appliquera en Angleterre «à partir de l’an prochain» aux constructions de «nouvelles maisons et bâtiments tels que les supermarchés ou lieux de travail» ainsi que pour les bâtiments subissant «une rénovation majeure», ont précisé les services du premier ministre dans un communiqué. Le gouvernement précise avoir soutenu jusqu’ici la construction de «plus de 250’000» points de recharges à domicile et sur des lieux de travail.

Trouver une meilleure voie

Boris Johnson a encore annoncé lundi un programme de prêts à destination des PME et des projets liés aux énergies renouvelables. Après avoir «longtemps souffert de la désindustrialisation», le Royaume-Uni peut rebondir grâce «aux industries émergentes, notamment dans le domaine des biotechnologies, de l’espace et la cybersécurité», a estimé pour sa part Tony Danker, directeur général de la CBI.

(AFP)

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