Nous sommes en face d’une première dans « les missions vérités » des enquêtes parlementaires. Faut-il s’en fier pour autant? Le doute étant permis, l’Association  Professionnelle du Matériel  Biomédical (APMG) vient de monter au créneau pour réfuter catégoriquement les informations « erronées et injustes », basées sur une fuite illégale du rapport provisoire et non définitif des membres de la commission parlementaire chargée du contrôle des marchés d’acquisition d’équipements et de fournitures médicaux pour lutter contre la Covid-19.

« Surprise et choquée »,  l’APMB informe dans un communiqué parvenu à la rédaction qu’elle  « est indignée  de voir le  contenu  du rapport de la mission parlementaire citer des noms parmi ses  adhérents  comme  non déclarés  et donc  non autorisés par le Ministère de la Santé  à commercialiser  de tels équipements. L’APMB  dément la véracité de ces écrits. Enfin, I’APMB  précise  que son bureau  n’a pas été contacté par cette  mission parlementaire  à ce sujet ».

Des propos qui interrogent la crédibilité et la qualité de ce qui est censée être rapporté avec véracité.  Des propos graves pour l’opinion publique qui questionnement même l’intérêt et l’utilité d’une mission parlementaire.

Quand on cherche sur leur mission principale, on trouve que les commissions d’enquête parlementaire « sont à l’heure actuelle des instruments d’information et de contrôle efficaces, dont les conclusions sont susceptibles d’infléchir l’action gouvernementale ». A souligner le mot information. Informer qui? Ça coule de source, informer qui de droit. Quand certaines commissions parlementaires ne rendent pas publiques leurs rapports, comment pourraient-on appeler cela?  Quand le pouvoir législatif, représentant du citoyen, ne respecte pas le droit d’accès à l’information, c’est là où le bât blesse.

Induire en erreur la presse, et partant l’opinion publique, avec des informations que le Ministère de la Santé qualifie d’ « erronées et incomplètes » remet en question la crédibilité et la capacité d’influence du pouvoir législatif et réglementaire.

Le ministère de la Santé dément ces informations erronées et injustes basées sur une fuite illégale et contraire aux dispositions juridiques régissant l’action des commissions d’investigation, dans le cadre de la mission de contrôle assurée par le Parlement sur l’action gouvernementale, conformément aux dispositions de la constitution et des lois organiques. Ledit rapport, dans sa forme actuelle, n’est pas complet et demeure ainsi sans crédibilité, vidé de son contenu et loin de ses objectifs préalables, relève la même source, expliquant que la procédure de son examen et son approbation au sein de la commission parlementaire concernée n’a pas été achevée. En outre, il représente le point de vue de certains, et non pas un travail institutionnel, car il ne comprend pas la réponse du ministre de la Santé sur les remarques qu’il contient, note un communiqué. A suivre !

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