Saudi Aramco a publié le bulletin mensuel des prix de vente officiels de ses matières premières standard vers l’Asie, l’Europe et l’Amérique en juin prochain, avec une baisse d’environ 50 % par rapport au mois dernier, rapporte le site attaqa.

Le géant pétrolier  a abaissé son prix de vente officiel du brut léger arabe à l’Asie de 4,95 dollars le baril en juin, à 4,40 dollars le baril au-dessus de la moyenne Oman-Dubaï, alors qu’il était à 9,35 $ le baril au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï en mai , et à  4, 4 $ en avril.

Il a également réduit les prix de vente officiels des expéditions de brut arabe léger vers l’Europe du Nord-Ouest, de plus de 50% en juin, à 2,10 dollars le baril au-dessus du brut Brent sur l’Intercontinental Exchange, contre 4,60 dollars en mai.

A souligner  que Saudi Aramco a maintenu le prix de vente du brut arabe léger aux États-Unis d’Amérique à 5,65 dollars le baril au-dessus de l’indice Argos, qui est le même prix pour le mois en cours.

Les prix du pétrole poursuivaient leur baisse mardi

Les prix du pétrole poursuivaient leur baisse mardi, le WTI américain glissant sous la barre symbolique des 100 dollars le baril, les inquiétudes quant à la demande regagnant du terrain malgré l’avancée des discussions concernant l’embargo européen sur le brut russe.

Vers 16H30 GMT (18H30 HEC), le baril WTI WTI Le West Texas Intermediate américain fléchissait de 3,30% à 99,69 dollars, quand le baril de Brent de la mer du Nord perdait 3,22% à 102,53 dollars. Les deux références du brut avaient déjà dévissé lundi de plus de 6%, emportées par les craintes d’un ralentissement économique global, et l’effritement de la demande chinoise dû à la flambée épidémique que connaît actuellement le pays.

La chute a été déclenchée par des inquiétudes économiques qui se sont également exprimées par une forte baisse des marchés boursiers », commente Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

De plus, « la réduction notable par l’Arabie saoudite de ses prix de vente officiels pour les clients asiatiques a clairement été interprétée par certains acteurs du marché comme un signe de faiblesse de la demande de pétrole », fait valoir M. Fritsch.

Et « la politique radicale de zéro Covid de la Chine suscite des inquiétudes quant aux perspectives de la demande de la deuxième plus grande économie du monde », commente Victoria Scholar, analyste pour Interactive investor.

La Chine est le deuxième plus grand consommateur et le premier importateur de pétrole brut au monde. Le pays affronte ces dernières semaines sa pire flambée épidémique.

De plus, « la difficulté de l’UE à trouver une réponse coordonnée sur le pétrole russe contribue peut-être » à tirer les prix vers le bas, fait remarquer Craig Erlam, analyste chez Oanda, « même si des progrès avec la Hongrie seraient en cours ».

Le projet d’embargo de l’Union européenne sur le pétrole russe est actuellement bloqué car il doit être adopté à l’unanimité par les 27 Etats membres. Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune a toutefois estimé mardi qu’il pourrait être décidé « dans la semaine ».

Pour Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, « le risque de sanctions et (de perturbations de) l’approvisionnement devrait l’emporter sur les préoccupations relatives à la demande ».

« Une fois ces difficultés surmontées et les sanctions appliquées, une véritable pénurie de produits russes se fera sentir dans toute l’Europe et dans le monde », assure Tamas Varga. AFP

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