Benali, a présidé une conférence de presse,  le vendredi 24 juin 2022 au siège du Laboratoire National des Etudes et de Surveillance de la Pollution (LNESP) à Rabat, consacrée à la présentation des résultats de surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages du Royaume au titre de l’année 2022.

Dans son mot d’ouverture, Benali n’a pas manqué de saluer « les efforts déployés  pour honorer les engagements du Maroc au niveau régional et international concernant la surveillance de la qualité des eaux de baignade et des déchets marins ». Elle a également appelé à la coordination des efforts de cohérence des autres parties prenantes dans le cadre du Programme National de Surveillance de la Qualité des Eaux de Baignade et du Sable.  Certes, le nombre des plages objet du programme national de la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable a augment a fil des années, mais, utile de le souligner, les sources des déchets des plages ont continué de s’accentuer.

Dans son rapport 2022, le LNESP a classé la qualité des eaux de baignade des plages suivant quatre catégories : Excellente qualité, Bonne qualité, Qualité suffisante et Qualité insuffisante. En effet,  on souligne que la catégorie « Suffisante » a enregistré une augmentation au cours de l’année 2021 en comparaison avec les années précédentes, ce qui risque que certaines plages peuvent être déclassées, si des mesures d’amélioration ne sont pas mises en place par les acteurs concernés, note-t-on. La lecture du dit rapport montre aussi une baisse du nombre de plages sous-catégorie « excellente qualité », glissant de 193 sur la période 2017-2020 à 164 plages sur la période 2018-2021.

A souligner également que les 51 stations (soit 11,86%), déclarées non conformes pour la baignade, subissent l’influence des rejets d’eaux usées et/ou une forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène et aussi aux changements climatiques, particulièrement en ce qui concerne les apports en eaux pluviales parfois polluées qui rejoignent directement les plages par le biais des cours d’eau.

Quant aux 51 stations restantes (11,94%), elles ne répondent pas à ces normes 03.7.199 et sont situées sur 23 plages réparties sur 5 régions.

En ce qui concerne les résultats de la surveillance, la classification de la qualité des eaux de baignade au titre de l’année 2021 était basée sur les résultats de la période entre 2018 et 2021, où 88,14 % des stations de surveillance sont conformes à la norme relative à la qualité des eaux de baignade. Le taux de conformité à cette norme reste stable depuis 2017.

S’agissant de la surveillance de la qualité du sable des plages, on observe une dégradation continue exacerbée par la tendance haussière des déchets plastiques. Ainsi, la répartition des déchets au niveau des plages surveillées pendant les deux campagnes indique que la catégorie de déchet prépondérante est le Plastique/polystyrène, avec un taux de 88%, dont les sous-catégories dominantes sont :

  • • « Mégots et filtres de cigarettes » représentant 33% ;
  • • « Bouchons et couvercles en plastique » (y compris les anneaux des capsules/couvercles de bouteilles) représentant 15% ;
  • • « Emballages de chips/emballages de Bonbons/bâtons de bonbon » représentant 14%.

Ce programme de surveillance, qui témoigne d’une volonté ferme de rehausser la qualité de toutes les plages vers les niveaux des standards internationaux, est à la base de l’octroi du label « Pavillon Bleu » aux plages les plus propres du Royaume. Cette labellisation est le fruit des efforts soutenus de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, sous la présidence de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna. Il est à rappeler que les résultats annuels de la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable, y compris les déchets marins, sont publiés et présentés aux médias au début de chaque saison estivale.

Ces résultats contribuent à informer tous les intervenants et l’ensemble de la population sur la qualité des eaux de baignade. Leur diffusion constitue aussi une occasion pour promouvoir les efforts déployés par tous les acteurs concernés et présenter les recommandations relatives à l’amélioration de la qualité de plages du Royaume. Ce programme a connu un développement continu, avec une augmentation du nombre de plages objets de surveillance, puisqu’il est passé de 79 plages en 2002 à 186 plages en 2011 (493 stations).