La lecture attentive du Rapport sur les Etablissements et Entreprises Publics accompagnant le Projet de Loi de Finances 2021 laisse dégager le constat suivant : la privatisation de Maroc de Telecom et d’Autoroutes du Maroc (ADM) n’est pas envisageable du moins pour l’exercice 2021. A commencer par Maroc Telecom, affectée au niveau de son plan d’affaires à cause de la covid19, l’entité a perdu 10,1% en moyenne de sa valeur depuis le début de l’année 2020 et jusqu’au 2 octobre courant.

S’agissant d’ADM, l’échec cuisant de son modèle économique et financier laisse envisager des pistes en matière de restructuration de la dette et l’ouverture de son capital au privé. Il s’agit d’explorer des modes alternatifs de mobilisation des ressources de financement et en faisant contribuer d’autres acteurs, notamment à travers les partenariats-publics- privés. Pour rappel, l’encours de la dette à fin 2019 est de l’ordre de 37.233 millions contre 36.977 millions à fin 2018.

Le rapport note que les estimations de recettes de privatisation pour le budget général de l’Etat en 2021 sont de 4 milliards de dirhams correspondant à 50% du montant total des transferts au privé, les 50% restants destinés au Fonds Hassan II.

Ajoutant que les cessions d’actifs entre EEP s’élévraient à plus de 17 milliards de dirhams.

A fin juillet 2020, le montant total des recettes de la privatisation s’élève à 112.688 millions de dirhams contre 53.238 millions à fin 2003.

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