Les pertes sont lourdes pour l’alliance automobile Renault-Nissan un an après la chute de son patron emblématique Carlos Ghosn. Le géant a perdu en fait son titre de n°1 mondial enregistré en 2018, avec 10,76 millions de véhicules vendus de par le monde. En 2019, il est tombé à la troisième position après l’Allemand Volkswagen et le Japonais Toyota. Et pour cause, les ventes mondiales du Groupe Renault ont accusé une perte sèche de 6% à fin septembre 2019.

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La capitalisation boursière de la marque au losange a lâché près de 6 milliards sur une année. Pour sa part, Nissan a essuyé une perte sèche de 73,5% lors du premier semestre fiscal japonais (d’avril à septembre 2019), en glissement annuel.

« Renault et Nissan ont récemment revu en baisse leur objectif de marge opérationnelle pour cette année, respectivement à 5% et 1,4% du chiffre d’affaires. En face, Volkswagen affiche entre 6,5% et 7,5%, malgré un scandale des moteurs truqués qui lui a coûté des dizaines de milliards d’euros… Et Toyota caracole à plus de 8% », rapporte l’AFP.

C’est donc une année perdue pour le partenariat franco-japonais reposant sur des participations croisées et non un « groupe intégré » : Renault détient 43% de Nissan, qui lui-même détient 15% de Renault.

Le bout du tunnel n’est pas encore en vue après l’avènement de  Jean-Dominique Senard, qui avait échoué au printemps à fusionner Renault avec le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (désormais fiancé au rival français PSA). (Avec AFP)

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