Sale temps pour les retraités suisses au Maroc cité comme un « des points chauds ». Fini donc la générosité suisse, semble-t-il. Place au principe de subsidiarité : l’État n’apporte son aide que lorsque tous les autres moyens et possibilités ont été épuisés. Les exigences des ressortissants helvétiques envers les 168 représentations suisses à l’étranger ont augmenté. À tel point que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a décidé d’aborder ce phénomène de manière stratégique.

Cette année, le département du président de la Confédération Ignazio Cassis veut sensibiliser les Suisses de l’étranger au fait que la Confédération n’est pas toujours là pour tout et pour tout le monde. Il prépare «Aging abroad», principal thème de la campagne de sensibilisation visant à aider les Suisses de l’étranger âgés à planifier leur responsabilité personnelle le plus tôt possible et à l’assumer le plus longtemps possible.  

La Thaïlande n’est toutefois pas le seul point de mire de la campagne suisse. Les points chauds de la gestion des retraités sont, outre la Thaïlande, la Costa Brava en Espagne ainsi que le Maroc, les Balkans ou les Philippines.

Le message est claire : Les seniors peuvent contribuer à éviter à la Suisse et à ses représentations, mais aussi à leurs proches, quelques incertitudes – et du travail inutile – à l’avenir: les directives anticipées, les mandats pour cause d’inaptitude, les dispositions en cas de décès et les testaments en font partie. En fin de compte, ils doivent tout simplement veiller, dans la mesure du possible, à ce que la vieillesse, la pauvreté et la maladie soient atténuées.

En règle générale, le DFAE ne peut intervenir que si un Suisse de l’étranger est sans ressources et a vraiment besoin d’aide. C’est une condition préalable. À cela s’ajoute la problématique de la double nationalité. Si la nationalité étrangère prédomine, aucune aide sociale n’est accordée.