A l’issue d’une réunion jeudi à Bruxelles, les syndicats des personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses et stewards) de Ryanair de cinq pays -Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal- menacent de « lancer des actions à échelle européenne » cet été, rapporte le site airjournal.fr.

Dans un communiqué commun, les syndicats reprochent à Ryanair, qui s’était pourtant engagée à entretenir un vrai dialogue social après la grève qui avait affecté fortement son trafic à l’été 2018, de ne pas ou mal appliquer les législations sociales. Aucun préavis n’a été déposé pour l’instant, mais « s’il n’y a pas de réponse significative de la part de l’entreprise, nous n’hésiterons pas à lancer une action européenne pendant l’été », préviennent les syndicats. « Nous voulons que 2022 soit l’année de la reprise mais aussi l’année d’un vrai dialogue social. La gestion par la peur chez Ryanair doit cesser », ajoutent-ils.

En 2018, une grève de deux jours des PNC en Belgique, Espagne et Portugal avait contrainte Ryanair à supprimer des centaines de vols. Au terme de cette grève « historique », la low cost irlandaise avait fini par s’engager à reconnaître les syndicats et les particularités légales et sociales de chaque pays. Mais, quatre ans plus tard, « peu de choses se sont améliorées, et de nombreux problèmes soulevés en 2018 n’ont toujours pas été résolus », dénoncent les syndicats réunis jeudi à Bruxelles, affirmant qu’il n’y a toujours pas de « dialogue social équitable et transparent » avec la direction de la compagnie aérienne.

Certaines des demandes syndicales ont déjà été soulignées lors de la grève de trois jours en Belgique il y a un mois. Il n’y a pas de service Relations humaines local, les fiches de paie ne sont pas claires ou contiennent des erreurs, les stewards et hôtesses n’ont pas accès à l’eau fraîche à bord des avions (à moins qu’ils ne la paient), etc. En outre, Ryanair refuse de se conformer aux décisions de justice et il n’y a pas de liberté syndicale au sein de la low cost dans certains pays. Par exemple, en Italie, les salariés ne peuvent pas s’organiser dans un syndicat de leur choix, mais seulement dans l’une des organisations reconnues par la direction de Ryanair, note la mème source.

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