Le débat politico-médiatique déclenché ces jours-ci en Espagne sur la souveraineté espagnole des présides occupés  Sebta et Melillia laisse dégager un constat quasiment sans appel : la bataille sur la marocanité du Sahara est perdue d’avance. La reconnaissance américaine de la souveraineté  du  Maroc sur son Sahara  ne laisse aucune place aux surenchères politiques ni aux stéréotypes démagogiques.  Après son échec cuisant de la gestion d’un tel dossier, et avoir fait l’objet d’une humiliation historique, voici que la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’UE et de la Coopération, Arancha González Laya, se trouve au cœur d’un nouveau cyclone politique, à savoir la souveraineté espagnole de Sebta et Melillia.

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Selon Europa Press,  la ministre des Affaires étrangères soutient devant Vox que cette question ne doit pas entrer dans le « jeu partisan ». Soulignant que la souveraineté espagnole sur Sebta et Melilla  » n’est pas en danger et ne le sera pas ». Pour elle, c’est une affaire d’Etat. La lecture entre les lignes montre que les forces politiques espagnoles ne sont pas unies face à ce dossier de la politique étrangère. D’ailleurs, la ministre a été vivement critiquée par la députée de Vox María Teresa López Álvarez. Laquelle taxe ouvertement la politique étrangère féministe de « chantage et extorsion » du Maroc en adoptant un « profil bas » dans la crise actuelle.

A vrai dire, le gouvernement espagnol actuel s’attire les foudres non seulement de son voisin du sud mais aussi de ses concitoyens. Cherchant à esquiver les relations conflictuelles avec le Maroc, le premier ministre, Pedro Sanchez, détourne les regards vers une nouvelle actualité : la grâce des leaders indépendantistes catalans. Une mesure controversée qui divise le pays. Preuve, le président du PP, Pablo Casado, a demandé ce mercredi au président du gouvernement, Pedro Sánchez, de démissionner et de convoquer des élections afin que ce soient les Espagnols qui se positionnent sur les grâces que l’exécutif vient d’accorder aux condamnés, rapporte Europa press. « S’il vous reste un peu de dignité, vous devez démissionner aujourd’hui et soumettre cette décision au jugement des Espagnols, car vous avez trompé votre parole électorale, vous avez violé votre serment constitutionnel et vous trompez cette Assemblée », a déclaré Casado.

Cette mesure inédite de réconciliation laisse présager que la résolution de la crise avec le Maroc est d’une grande complexité, et que le bout du tunnel ne serait en vue qu’une fois le gouvernement de  Pedro Sánchez met les clés sous le paillasson.   A suivre !

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