Incroyable mais envisageable! Il semble que le Maroc emprunterait la voie d’une taxe, ou plutôt la contribution exceptionnelle, sur les superprofits des opérateurs pétroliers, à l’instar de l’Union européenne. C’est du moins ce que laisse entendre la déclaration  du ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue de la réunion hier jeudi du Conseil de gouvernement.

Concernant l’instauration d’une taxe exceptionnelle sur les surprofits des sociétés d’importation, de stockage et de distribution du gasoil et de l’essence, Baitas  a rappelé que les assises nationales de la fiscalité avaient également recommandé cette taxe, faisant savoir qu’il y a une orientation à appliquer ces recommandations », affirme-t-il.

UE: accord sur des mesures d’urgence pour réduire les factures d’énergie

Les ministres européens de l’Énergie sont parvenus vendredi à un accord sur des mesures d’urgence pour aider ménages et entreprises à faire face à l’envolée des prix de l’énergie, a annoncé la présidence tchèque du Conseil de l’UE.

Ces mesures consistent à récupérer une partie des «superprofits» des producteurs d’énergie pour les redistribuer au consommateur, et à réduire la demande d’électricité aux heures de pointe.

Inflation: l’Espagne annonce une baisse d’impôt pour les bas salaires

Le gouvernement espagnol a annoncé, jeudi, une baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes et les bas salaires, afin de compenser les effets de l’inflation sur le pouvoir d’achat, dans un contexte de bras-de-fer fiscal avec l’opposition.

Ce geste fiscal bénéficiera à partir de l’année prochaine aux personnes ayant un salaire inférieur à 21’000 euros par an (20’000 francs), soit un contribuable sur deux, a indiqué la ministre du Budget, Maria Jesus Montero. Son montant est évalué à 1,9 milliard d’euros sur deux ans, a-t-elle précisé.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé la création d’un impôt temporaire et exceptionnel pour les contribuables les plus aisés destiné à financer les mesures instaurées par l’exécutif pour atténuer l’impact de l’envolée de l’inflation.

Cet «impôt de solidarité sur les grandes fortunes», qui sera en vigueur en 2023 et 2024, touchera les personnes disposant d’un patrimoine net supérieur à 3 millions d’euros, soit 0,1% des contribuables, a souligné la ministre. Il devrait rapporter 1,5 milliard d’euros en deux ans.

Avec (AFP/MAP)