En voilà une affaire, qui exprime bien l’​idée d’un affrontement vif entre l’Université Al Akhawayn et un de ses professeurs au tour d’une question délicate, à savoir  le respect des valeurs.

L’Université Al Akhawayn tombe dans une situation qui prête au soupçon.  Sur la foi de certains médias, « le Département d’Etat américain a suspendu la subvention du programme de partenariat “Tomorrow’s Leaders”, signé en août 2020 entre l’Université Al Akhawayn et l’organisme américain Middle East Partnership Initiative (MEPI). Et pour cause : des faits de harcèlements sexuels au sein de la prestigieuse université. Quatre jours après le relai de l’information, l’Université Al Akhawayn se défend dans un communiqué de presse parvenu aujourd’hui à la rédaction où elle donne sa version de son innocence.

« Contrairement à ce qui a été avancé à la presse par un ancien professeur d’Al Akhawayn et par certains supports médiatiques qui accusent l’Université, le Contrat à Durée Déterminée (CDD), qui liait ce professeur à l’Université, a été rompu d’un commun accord dans le strict respect du contrat de travail et de la législation marocaine et ce, à la suite d’un acte de nudité émanant de ce professeur et mis sur Internet, violant ainsi les valeurs et le règlement de l’Université et dénoncés à la fois par des professeurs, des étudiants et des parents », note le communiqué.  

 Ajoutant que  « l’organisme américain Middle East Partnership Initiative (MEPI), qui fait partie de ces projets, se poursuit actuellement avec un travail très étroit entre les équipes respectives. En effet, MEPI a uniquement mis en pause un paiement prévu, le temps que l’Université mette en oeuvre des dispositions supplémentaires mutuellement convenues, renforçant les mécanismes de protection contre le harcèlement sexuel, en totale conformité avec les lois marocaines ».

On a bien lu « le temps que l’Université mette en oeuvre des dispositions supplémentaires ». Quelles sont donc ces dispositions supplémentaires ? Le communiqué ne donne aucun détail et laisse entendre une situation embrouillée. Si l’Université  « réitère son attachement fort et sans équivoque aux valeurs de respect des libertés de l’individu, de diversité et de tolérance », n’empêche qu’elle est  tenue par l’obligation de transparence. Si non, l’ambiguïté qui entoure son communiqué laisse entendre un « signe d’une incapacité à s’expliquer sur les principes de son action ou de ses valeurs ». A suivre !

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