« Le roman et la nouvelle sont deux modes d’explorer l’inconnu d’un océan passionnant ; avec le romanesque, on avance à coup de crawle et de brasse pour parcourir de longues étendues, tandis que la nouvelle est un plongeon en profondeur qui permet aussi de faire d’insoupçonnables découvertes. » C’est ainsi qu’Abdellah Baïda évoque ses genres littéraires de prédilection, selon un communiqué parvenu à la rédaction.

Après trois romans, l’auteur explore aujourd’hui certaines profondeurs par le biais de l’art de la nouvelle : Les Djellabas vertes se suicident (Ed. Marsam, 2020).

Il décline en treize morceaux une symphonie qui oscille entre le rêve et la réalité, l’humour et le tragique, la mémoire et ses pièges, les zones de turbulences, les mots et l’écriture, les doutes et les hypothèses… autant de questionnements qui dévoilent davantage notre inconscient que notre quotidien.

En donnant au recueil son titre, la nouvelle « Les Djellabas vertes se suicident » annonce le ton de cette plongée dans l’univers bigarré dont l’auteur convoite la représentation. Les situations sont tantôt tragiques, tantôt cocasses ou même philosophiques : « Ecrire à partir de rien », « L’ascenseur pour l’échafaud », « Le dernier mensonge », « L’odeur du péché », « Le chat terroriste », « La fellation » ou encore « Diogène, KhaïrEddine et moi »… Une belle palette qui nous convie à une randonnée trépidante dont on sort parés de couleurs, de rythmes et d’émotions.

Titres des nouvelles du recueil Les Djellabas vertes se suicident :

 « Zone de turbulences » ; « Le dernier mensonge » ; « Les djellabas vertes se suicident » ; « Ascenseur pour l’échafaud » ; « Check-up » ; « Bribes de mémoire » ; « Ecrire à partir de rien » ; « Stupeur et tremblement dans le rang des imams » ; « L’odeur du péché » ; « La fellation » ; « Carnet de route canine » ; « Diogène, Khaïr-Eddine et moi » et « Le chat terroriste ».

L’auteur :

 Abdellah baïda, romancier, nouvelliste et essayiste marocain, a publié, entre autres : Les Voix de Khaïr-Eddine (Essai, 2007), Au fil des livres, chroniques de littérature marocaine de langue française (Essai, 2011), Le Dernier salto (Roman, 2014, Prix Grand Atlas dans les catégories « Culturethèque » et « Etudiants), Nom d’un chien (Roman, 2016, Sélectionné à Paris pour le prix de l’ADELF) et Testament d’un livre (Roman, 2018). Abdellah Baïda est décoré en 2012 des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres de la République Française.

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