L’activité féminine se caractérise  par sa précarité, selon la note d’information émanant du Haut Commissariat au Plan (HCP), à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme. Près de 40,5%des femmes actives occupées (contre 9% d’hommes) sont des aides-familiales qui ne touchent aucune rémunération. Aussi, seuls 8,9% des employeurs et 14,1% des indépendants sont des femmes. Par ailleurs, plus du quart des jeunes âgés de 15 à 24 ans, soit 1,7 millions de jeunes marocains, ne travaillent pas, ne sont pas à l’école et ne suivent aucune formation; dont 80% sont des femmes.

L’accès des femmes aux postes supérieurs et aux postes de responsabilité au sein de l’administration publique est d’environ 22% en 2016. Elles sont représentées par 81 femmes sur 395 députés au parlement.

Selon les données de l’Enquête Nationale sur l’Emploi de 2018, le taux d’activité des femmes est d’à peine 22,2% au niveau national. Il représente en terme relatif, un peu moins que le tiers de celui des hommes (70,9%). De plus, les femmes subissent le chômage plus intensément que les hommes. Leur taux de chômage, en continuel accroissement, demeure largement supérieur à celui des hommes (14 contre8,4% en 2018).

DÉSORMAIS IL YA PLUS DE FEMMES QUE D’HOMMES

L’effectif des femmes au milieu de l’année 2018 est estimé à 17,67 millions,représentant un peu plus de la moitié de la population du Maroc (50,1%). Chez les moins de 15 ans, près de 49% sont de sexe féminin et parmi les 60 ans et plus, cette part atteint presque 51%. En 2017, 18,4% des chefs de ménage sont des femmes dont 22,8% vivent seules. Elles sont plus âgées que les hommes chefs de ménages (50,1% ont plus de 54ans contre 37,4%) et dirigent des ménages de plus petite taille. 7 femmes chefs de ménage sur dix sont veuves ou divorcées et 65,6% parmi elles sont analphabètes et la majorité (75%) est inactive.

LA MORTALITÉ MATERNELLE A CONSIDÉRABLEMENT BAISSÉ, MAIS DEUX FOIS PLUS IMPORTANTE EN MILIEU RURAL QU’EN MILIEU URBAIN

La mortalité maternelle qui culminait a 332 décès maternels pour 100 000naissances vivantes en 1992 a diminué de près de 66% en vingt ans, passant à 112décès pour 100 000 naissances vivantes en 2010. En 2017, ce ratio n’est plus que de72,6 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, soit une réduction de 35% par rapport à 2010. Cette réduction a concerné les deux milieux de résidence.

Toutefois, le taux de mortalité maternelle en milieu rural reste deux fois plus important qu’en milieu urbain. Et pour cause, la carence de consultations prénatales en milieu rural, où 20,4% des femmes enceintes n’ont en pas bénéficié en 2018, contre seulement 4,4% en milieu urbain. En plus, de grandes disparités persistent en ce qui concerne l’accouchement dans un établissement de santé. Ainsi, 73,7% de femmes enceintes en profitent en milieu rural contre 96% en milieu urbain, selon les résultats de l’enquête nationale sur la population et la santé familiale de 2018.

FORTE BAISSE DE LA FÉCONDITÉ ET CONVERGENCE DES NIVEAUX URBAIN ET RURAL

La fécondité a chuté de 4,46 enfants par femme en 1987 à 2,2 enfants en 2014,enregistrant une intensité aussi basse que celle de la France de 2 enfants par femme. La fécondité rurale a chuté de 5,95 enfants par femme en 1987 à 2,5 en 2014, et celle urbaine est tombée à 2 enfants par femme, se situant ainsi en dessous du seuil de remplacement des générations.

sur 48.291 MINEURS RECENSÉS MARIÉS EN 2014, 94,8% étaient DES FILLES

Le nombre de mineurs mariés avant l’âge de 18 ans a baissé de 12,8% au cours de la dernière décennie, passant de 55.379 personnes en 2004 à 48.291 personnes en2014. Les filles demeurent les principales concernées par ce type de mariage avec un taux de 94,8% (45.786 filles) du total des unions impliquant des mineurs. En plus,presque le tiers des filles mineures mariées (32,1%) a déjà au moins un enfant et que la grande majorité des filles non célibataires (87,7%) sont des femmes au foyer.

ALPHABÉTISATION ET SCOLARISATION : LES FEMMES ENCORE DÉSAVANTAGÉES, SURTOUT EN MILIEU RURAL

Malgré le progrès accompli, une fille de 7-12 ans sur dix est non scolarisée en milieu rural et 14,8% des jeunes filles de 15 à 24 ans sont analphabètes contre 7,2%des garçons du même âge. En 2014, six femmes rurales sur dix demeure ntanalphabètes contre 35,2% d’hommes ruraux et 30,5% de femmes citadines.

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