Selon le Directeur général de la FAO, la grande consommation d’aliments ultra-transformés figure parmi les principaux facteurs à l’origine de l’obésité et des carences en micronutriments. «Les aliments ultra-transformés ont une valeur nutritionnelle très basse ou inexistante, ils ont une forte teneur en graisses saturées, en sucres raffinés, en sel et en additifs chimiques», a-t-il indiqué, précisant que ces produits sont en général moins chers et plus accessibles que les aliments frais, en particulier pour les populations pauvres des zones urbaines. «Nous ne devons pas uniquement produire de la nourriture, mais plutôt produire des aliments sains et nutritifs, tout en préservant l’environnement. Des aliments sains pour tous grâce au développement agricole durable: c’est là l’objectif de la FAO».

Graziano da Silva a souligné le fait que l’obésité était liée à de nombreuses maladies chroniques, notamment le diabète, les maladies cardiaques, l’hypertension et certaines formes de cancer, et coûtait environ 2 mille milliards de dollars par an en frais de santé directs et en perte de productivité. «Cela équivaut à l’impact du tabagisme ou à celui des conflits armés à l’heure actuelle», a-t-il précisé.

Dans son propos, le Directeur général a également exprimé son inquiétude en ce qui concerne la prévalence croissante de l’obésité et la carence en micronutriments. De nos jours, un problème bien plus complexe lié à la nutrition menace l’humanité: «plus de 2 milliards de personnes sont en surpoids, dont 670 millions d’obèses», a-t-il affirmé.

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