Dans le cadre de ses activités culturelles autour de « Rabat, ville des lumières« , la Fondation de l’Académie du Royaume du Maroc pour la coopération culturelle organise en partenariat avec la Fondation OCP, le spectacle visuel «MASHAHIDE» , qui retrace en son et lumières l’histoire de Rabat.

«MASHAHIDE»  est un poème visuel spectaculaire d’une durée de soixante minutes, programmé le samedi 14 septembre 2019 en deux projections à 21 H et à 23H, à l’espace Bergama sur la rive Bouregreg-Rabat et sera projeté sur la muraille des Oudayas. «MASHAHIDE» est un voyage féerique dans la mémoire de Rabat, de sa naissance à nos jours qui s’attarde sur les événements et les personnages incontournables et relie le passé au présent en mettant en valeur les qualités éternelles d’un art de vivre exceptionnel. Le spectacle visuel « MASHAHIDE » est constitué de 14 séquences :

– Séquence 1. Gloire à celui qui des faits et gestes des anciens a fait un modèle de conduite pour leurs successeurs…

– Séquence 2. Les premiers habitants du Maghreb / gravures et peintures rupestres.

– Séquence 3. Hannon le carthaginois, prince navigateur… Nos rivages s’animent…

– Séquence 4. Juba II, Ptolémée, Caligula… « La guerre est une pourpre où se drape le meurtre ».

– Séquence 5. AE Demon mène le soulèvement en Mauritanie et défie les légions romaines. La révolte réduite, Chellah, la Sala Colonia, émerge alors sur la scène de l’histoire, le peuple s’urbanise.

– Séquence 6. Au premier siècle de l’Islam. La chevauchée de Oqba Ibn Nafi. Dans l’estuaire du Bouregreg, Regraga, Banu Ifran, Idrissides et Berghwata se succèdent ou s’enchevêtrent. Saleh, roi astrologue des Berghwata se voue aux calculs de la position des astres et à l’établissement des calendriers et des horoscopes. Il annonce à ses contribules plusieurs éclipses dont ils sont témoins. Les Berghwata sont combattus dès la fin du onzième siècle par les Almoravides.

– Séquence 7. Puis viennent les Moulathamoun – Hommes Voilés. Ils ont fait chevaucher des lances brunes… Des fers ayant la couleur bleue des gouttes d’eau pure. Les Sanhaja almoravides portent au combat, dit un poète, leurs turbans comme des couronnes. Protégés par des boucliers de cuir, les cavaliers montent chameaux et chevaux. Ils fondent Marrakech en 1070, sont appelés en Andalousie pour contenir la « Reconquista » castillane, passent par Salé. Contrôlant les routes sahariennes de l’or africain, ils frappent des dinars recherchés dans tout le pourtour méditerranéen.

– Séquence 8. Les Masmouda de l’Atlas unifient tout le territoire de l’Occident Musulman : Maghreb et l’Andalousie. Abdelmoumen Ibn Ali, fondateur de l’Empire Almohade, fortifie la Kasbah des Oudayas, reçoit le serment d’allégeance des délégations d’Andalousie. Vint alors le tour de Hafsa Bint al-Hajj, la célèbre poétesse de Grenade. Ribat al-Fath, à l’époque Almohade au XIIe siècle. Les successeurs de Abdelmoumen créent Ribat al-Fath et aménagent son territoire. Son fils Youssef donne l’ordre de construire la ville, Yaqoub al-Mansour la fortifie en l’entourant d’une enceinte et en édifiant les portes monumentales des Oudayas et Bab er-Rouah, ainsi que la mosquée Hassan.

– Séquence 9. Au cours du treizième siècle les Mérinides succèdent aux Almohades. C’est alors le temps de Chellah, leur nécropole royale. Rabat accueille les premiers émigrés Andalous. Traditions locales et apports Andalous se développent, contribuant à créer une culture et un art de vivre particuliers.

– Séquence 10. Prélude aux actes des Corsaires. Le temps des confrontations sur le sol marocain s’annonce. Le soutien apporté par les Mérinides au Royaume de Grenade de plus en plus menacé par la Reconquête espagnole accentue la menace chrétienne sur le Maroc. Face à cette situation, les Mérinides développent leur marine de guerre et balisent par des signaux lumineux les côtes du Royaume.

– Séquence 11. L’ère des Corsaires. Voici venu le temps des Saâdiens. Au seizième siècle, le blocus décrété par le Pape et les puissances chrétiennes vise à interdire au Maroc de développer une marine de guerre… Reste la solution de la course, légitime à cette époque. Deux siècles durant, les exploits des Corsaires retentissent jusqu’à Terre Neuve… Guerre et diplomatie alternent jusqu’au jour où le Sultan Alaouite Moulay Slimane met fin à l’activité des Corsaires.

– Séquence 12. Rabat au temps des Alaouites. Depuis le 17e siècle, Rabat connaît un développement sans pareil sous la dynastie des Chorfas Alaouites. Les sultans Moulay Rachid et Moulay Ismael restaurent la Qasbah des Oudayas. La rive du Bouregreg abrite les batteries des scalas édifiées par le sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. Un art de vivre se développe dans toute la cité et jusqu’au cœur de chaque demeure. En témoignent ses broderies de soie, précieuses broderies R’baties. Résidence Sultanienne, Rabat voit s’ériger à partir du 18e siècle le Palais Royal et sa mosquée, l’esplanade du Méchouar et ses jardins. A l’avènement du Protectorat français, Rabat est promue Capitale du Royaume. Le Sultan Moulay Youssef et le Résident Général Hubert Lyautey dotent la ville d’édifices publics dont l’architecture allie tradition et modernité. Sous le régime du Protectorat, la Révolution du Roi et du Peuple provoque l’exil à Madagascar de Sa Majesté Mohammed V. a Aix les Bains, les négociations aboutissent à la reconnaissance de l’Indépendance du Maroc.

– Séquence 13. Le retour du Roi Mohammed V est triomphal. Hassan II mène à bien l’unité du Royaume. Lors de la Marche Verte, 350 000 marocains venus des quatre coins du pays, franchissent pacifiquement les frontières des provinces sahariennes.

– Séquence 14. Le Roi Mohammed VI fonde la pluralité riche et féconde de la Nation. Le Maroc moderne et démocratique se consolide. Le nouveau code de la famille fondé sur la culture de la citoyenneté établit une nouvelle ère d’égalité entre les femmes et les hommes. La nouvelle Constitution de 2011 stipule que le Maroc est un «Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabe-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africains andalou, hébraïque et méditerranéen». Sous son règne les rives du Bouregreg reçoivent leur parure monumentale.

 

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