Le plus marquant dans la structure composante des dépenses de voyages c’est la faible dynamique des voyages d’affaires.  Selon l’Office des changes, les déplacements professionnels à l’étranger se sont chiffrés à 1 milliard de dirhams en 2016, soit un budget total légèrement  inférieur à celui de 2008 évalué à 1,1 milliard. Une tendance qui renseigne sur les faibles ambitions d’internationalisation  des voyageurs d’affaires marocains. Encore faudrait-il savoir si le principal motif des déplacements professionnels était des projets de développement internationaux ou des visites touristiques tout bonnement? Sans parler de l’esprit des chefs d’entreprises marocains qui continuent de percevoir le voyage d’affaires comme un coût plutôt qu’un investissement.

Par ailleurs, les dépenses de voyages devraient boucler l’année en cours en franchissant la barrière des 18 milliards de dirhams contre 17 milliards en 2017. Déjà les chiffres de l’Office des changes affichent  un total de près de 17,5 milliards de dirhams à fin novembre 2018 au lieu de 14,8 milliards une année auparavant, avec une baisse de 1,8%  du solde de la balance voyages.

Ces dépenses de voyages évoluent avec une moyenne annuelle de plus de 1 milliard de dirhams. En effet, elles s’établissaient à 10,1 milliards en 2010. En tête des dépenses de voyages se trouve le tourisme. Les voyageurs marocains à l’étranger dépensent de plus en de sommes importantes, soit près de 7 milliards de dirhams en 2016 contre 4 milliards en 2010. La destination phare reste la zone Euro (France, Espagne, Italie…). Les frais de scolarité à l’étranger représentent le deuxième poste des dépenses de voyages. Ils ont grimpé de 2,4 milliards en 2010 à près de 4 milliards en 2016.  Cela veut dire que la politique d’implantation au Maroc d’établissements étrangers réputés n’a pas eu les effets escomptés.

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